Mais de quelle position s'agit-il ?
Pour les différents intervenants des marchés financiers, il est bien rare qu'une opération donne lieu immédiatement à une opération inverse.
C'est pourtant ce qui devrait se passer dans un monde zéro
risque.
Ainsi, par exemple, tout achat EUR/USD devrait être immédiatement compensé par une vente d'EUR/USD afin d'en dégager immédiatement les gains (au mieux) ou d'inscrire immédiatement les pertes (au pire). C'est ce que l'on appelle couvrir
l'opération initiale.
Or, non seulement ce n'est pas la réalité mais ce mode de fonctionnement ne constituerait pas un monde idéal.
Le raisonnemment est bien entendu inverse si la banque décale son prix vers la gauche.
Enfin, la banque peut coter le prix du marché voir proposer un cours acheteur ou vendeur meilleur que le marché. Dans ce cas, comment fait la banque pour faire un gain ?
Plusieurs types de situation peuvent amener à ce cas de figure. Prenons un exemple en nous plaçant du côté de la banque.
Évidement cet exemple peut paraître simpliste. Cela montre cependant que la prise de position peut permettre à une banque d'offrir des cotations de qualité à ses clients en ajustant son prix par rapport à son sentiment et à sa position.
La prise de position n'est pas indispensable mais elle est utile. Elle pose cependant le problème de prise de risque.
Quoi qu'il en soit, dans toute opération financière, le risque existe :
- soit le risque est subit par exemple lorsque la banque est appelée pour coter un prix et qu'elle se retrouve dans une position inverse de celle qu'elle aurait voulu prendre,
- soit le risque est
maîtrisé
car la position est prise sciemment par le cambiste de la banque en fonction de son sentiment.